Vagabonde Crush : Hélène Mallette

Lorsque nous sommes allées à la soirée de lancement de Dinette Magazine, nous sommes vite tombées amoureuses du monde et de l’esprit qui s’en dégageait. Dinette, c’est 3 personnes dévouées qui aiment la bonne bouffe et ça se sent à travers les pages et l’esthétique. À travers tout ça, il y a trois personnes dont une qui a retenu notre attention… Découvrez notre premier Vagabonde Crush de 2016 Hélène Mallette, rédactrice en chef de Dinette Magazine.

Décris-toi un peu.

Je suis une petite force tranquille. Un peu introvertie, je passe mon temps à réfléchir à douze mille affaires en même temps et à suranalyser les moindres détails de tout (c’est gossant, mais pratique!), j’aime me dire que c’est signe d’intelligence, haha! J’aime beaucoup rire par exemple, je me prends pas au sérieux et je suis facile d’approche. J’ai un fort penchant pour tout ce qui est artistique. Je prône le respect en tout temps et je déteste enfreindre les règlements!

Que fais-tu dans la vie?

Je suis une maman, je suis rédactrice et infographe à mon compte. J’ai la chance de travailler chez moi dans mon bureau au milieu des sapins. Principalement, je suis dévouée à Dînette. Sinon, je fais quelques projets personnels créatifs ici et là, pour le fun.

Comment avez-vous eu l’idée de Dinette Magazine?

En fait, Dînette c’est le fruit de nos trois cerveaux ensemble. Marie-Ève, Mathieu et moi, on travaillait déjà sur une publication semblable, mais destinée à un réseau fermé de clients et fournisseurs du service alimentaire (distribution). Tout le monde nous disait « Ben là! Pourquoi vous faites pas un vrai magazine pour tout le monde, ça serait vraiment hot! » De fil en aiguille, l’opportunité s’est présentée et on a sauté dans ce beau projet-là. Sauf que là, puisqu’on n’a pas la contrainte du service alimentaire, on se pitche partout, on veut tout voir, tout essayer, rencontrer tout le monde, on tripe!

Crédit Photo : Hélène Mallette
Crédit Photo : Hélène Mallette

Quelle est votre vision du monde culinaire au Québec?

Je trouve que c’est un milieu très effervescent, on aime ça manger au Québec et ça paraît! C’est tellement cool de voir des gens passionnés, qui tripent à découvrir tout ce qui se passe dans le monde de la bouffe! Il y a une immense diversité de restaurants, de boutiques, de produits et surtout de gens qui osent apporter du nouveau et qui veulent, à leur tour, faire découvrir la bouffe aux autres.

Comment tu définis ta passion pour le culinaire?

C’est drôle parce que je suis sans aucun doute la plus « picky » des trois, dans le genre… vraiment, haha! Moi ce que j’aime le plus de la bouffe, c’est le côté esthétique de la chose. Je trouve ça tellement beau! Ça me fascine les formes, les couleurs, les agencements. C’est vrai qu’on mange avec les yeux en premier! Et je sais pas pourquoi, mais je suis aussi très curieuse de savoir comment ça se passe dans les épiceries à l’étranger. Chaque fois que j’arrive dans une ville différente en voyage, la première activité que je fais c’est toujours de piquer une marche à l’épicerie du quartier et regarder tous les produits. J’aime beaucoup voir les noms différents, les emballages, les couleurs, je passerais des heures à regarder toutes les boîtes de céréales!

Quel est ton article préféré dans les deux numéros de Dinette parus jusqu’à date?

Hum, ça, c’est difficile! J’en ai plusieurs en fait, mais j’aime beaucoup relire celui de la chasse au brunch dans Brooklyn, c’est le résumé d’une super belle fin de semaine qu’on a passée à trouver les meilleurs spots pour bruncher. C’était un peu décadent en fait! On a beaucoup mangé, et de bien bonnes choses en plus, ça me donne toujours faim lire ce texte-là! Mathieu a fait une super job sur les photos, il y a beaucoup de couleur et ça me transporte en été. Sinon j’aime beaucoup l’entrevue avec le groupe Solids qui se trouve aussi dans le numéro brunch. L’entrevue présente un point de vue différent et vraiment intéressant et en plus les photos de Jimmi Francoeur sont super belles.

Comment tu décrirais ton rôle au sein de Dinette?

Je dirais qu’étant trois intervenants qui roulent tout ce projet-là, on remplit tous un rôle hyper important. Pour ma part, je porte beaucoup de chapeaux : je suis la rédactrice en chef, j’écris aussi quelques articles, je fais le montage visuel du magazine, je fais la gestion des différents collaborateurs qui nous aident dans cette belle aventure, et je suis aussi directrice artistique pour les photoshoot de recettes.

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Crédit photo : Hélène Mallette

Quelles sont tes passions? Que fais-tu dans tes temps libres?

J’aime bien être tranquille chez nous pour vrai. J’aime beaucoup aller voir des shows de musique, et faire des sorties en famille, mais sinon, danser dans mon salon, les casse-têtes, Netflix, un bon livre et une théière pleine d’eau chaude ça m’apporte beaucoup. C’est comme nécessaire de retourner dans mon petit monde on dirait. Je mijote par contre toujours quelque chose en arrière-plan, je fais des petits projets créatifs qui m’occupent. Sinon, je berce le rêve d’avoir une grande serre un jour pour faire pousser plein de fruits et légumes bio à longueur d’année. Ça, et aussi retaper un vieux château abandonné (et peut-être hanté, oouuh!). Je suis un compte sur Instagram qui s’appelle @chateaugudanes, c’est une dame qui a acheté un vieux château en France, il était vraiment en mauvais état et elle le renippe, mais en gardant le cachet original. Je me vois tellement être là, ça me fait capoter! Mais ça, c’est plus un projet de vie, mettons…

Crédit photo : Hélène Mallette
Crédit photo : Hélène Mallette

Nous avons vu ton projet de calendrier sur le thème de la bouffe minimaliste! As-tu d’autres projets à venir?

Oui! Je travaille sur des affiches (de bouffe, évidemment) et de la papeterie et je suis en train d’élaborer deux projets de livre. Je ne sais pas si je vais les finir un jour, mais pour l’instant, j’aime me dire que je dois continuer à travailler dessus!

Quel sentiment veux-tu créer chez les gens par rapport à la nourriture?

De l’apprécier! De la respecter. On est tellement chanceux d’avoir accès à une telle abondance de bouffe, en plus de la diversité des produits qui viennent de partout dans le monde, incluant de chez nous. On a tellement des beaux produits au Québec! Ça devrait être un réflexe naturel avant de manger quelque chose, de se questionner comment s’est arrivé dans notre assiette, comment ça a été fait ou cultivé, qui l’a préparé, comment… Entretenir cet intérêt-là pour la bouffe, ça mène à des belles découvertes, mais ça encourage aussi à consommer des meilleurs aliments pour la santé et à faire de bons choix.

Crédit photo : Hélène Mallette
Crédit photo : Hélène Mallette

Y a-t-il un aliment que tu hais ou un plat que tu hais? Et à l’inverse, quelle est le plat que tu aimes le plus ou ton aliment préféré?

Je suis quand même capricieuse côté bouffe, mais je pense que ce qui m’écœure le plus, c’est tout ce qui contient des œufs crus, le yogourt et la mayonnaise. Le yogourt, ça a tellement l’air bon en plus! J’essaie souvent d’aimer ça, mais rien à faire! J’ai aussi horreur de la coriandre; les graines et les feuilles. Ça, il paraît que t’aimes ou tu détestes… Et pour finir, si c’est pas propre dans un restaurant, je vais t’analyser trois cent cinquante douze mille offenses aux normes de salubrité de la MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) et tu viens de me perdre. Mais ce que j’aime le plus, c’est le chocolat noir très amer et le fromage, surtout les fromages vieillis à pâte ferme. J’adore le beurre de pinottes et les pêches de saison, surtout quand elles sont super juteuses et sucrées! Je peux m’en clancher un panier par jour (ok j’exagère, mais à peine!). Côté mets : la fondue au fromage avec du pain et des tomates cerises pour tremper dedans et aussi des sandwichs « reuben » au tempeh sauté, chou mariné, fromage suisse, dill pickles et beaucoup, beaucoup de moutarde de Dijon. Si tu me sers ça, je suis dans ton équipe!

Quel conseil pourrais-tu donner à quelqu’un qui voudrait lancer son propre magazine?

Le plus important c’est d’être passionné. Quand t’as la passion, tu peux arriver à tout! Il faut être prêt à mettre beaucoup, beaucoup de temps et d’efforts, même quand t’as pu de jus. Il est aussi important de s’entourer de personnes qui peuvent nous aider à faire avancer le projet dans le bon sens. On peut pas être bon dans tout, il faut arriver à le reconnaître et donner ce qu’on fait de moins bien à ceux qui pourront faire une meilleure job que toi. Ça aide aussi de faire beaucoup de recherche, d’utiliser des ressources comme l’internet ou de demander à des gens qui ont passé par le même chemin. On obtient souvent de très bons conseils et ça nous permet de travailler mieux. Finalement, c’est d’avoir du plaisir et de se faire confiance!

Pour en apprendre plus sur Dinette Magazine : dinettemagazine.com

Pour acheter le calendrier de bouffe minimaliste d’Hélène, c’est sur son compte Etsy !

 

 

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